7 janvier 1934
Keboemen
C’est
dimanche, il pleut et il fait frais. Demain peut être que nous irons à Semarang
(la ville où Oscar est né) avec M. Visser et nous irons rendre visite à son
oncle Maurice, le plus jeune frère de la mère de Oscar. Je dois aller voir si
nous pouvons y compter. Je vais assez rarement chez les Visser ces derniers
temps, car leur petite fille pleure et crie des nuits entières, alors ils
dorment le jour et je n’aime pas les déranger.
Oscar
vient d’aller chez les Visser, nous n’irons pas à Semarang parce que nous
n’avons pas encore nos papiers en ordre
pour les faire inscrire là, ceci étant la principale raison de notre sortie. Il
paraît qu’il manque toujours encore cet inventaire
(lettre 26.11.33 suite et fin) que
nous t’avons remis avant notre départ, ce sont deux feuilles écrites à la
machine mentionnant donc l’inventaire des choses de Buby et des miennes. Il
nous faut ce document pour le faire inscrire ici, pour que les choses soient en
ordre avec la loi suisse. Mais d’abord il faut le donner à légaliser. Papali,
je compte sur toi pour m’envoyer cet inventaire le plus vite possible, afin que
nous soyons en règle une fois pour toutes avec ces tonnerres de papiers. Si toi
tu ne devais pas l’avoir, c’est peut être maman ou alors Oscar l’a porté
directement à Luthy, mais je suis parfaitement sûre qu’il est quelque part,
parce que nous avons passé tout un après midi à le faire, Buby et moi !!
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Sutz 8.8.1933 |
Mamali, il
y a encore quelque chose que tu dois faire pour moi. Tu sais que mon voile de
mariée a été acheté par Flock et par moi, mais c’est Flock qui le payait. Comme
elle est à Neuchâtel, elle m’avait en son temps remis de l’argent pour que je
le paye. Le soir que nous avons soupé à l’Hôtel Seeland avec Charlot et Papa, elle m’a remis dans les Frs 20.--, je
ne sais plus au juste combien. Dans sa dernière lettre elle m’écrit qu’elle
vient de recevoir une lettre de cette madame Domon, contenant ce qui
suit : Comme vous étiez en compagnie de Mademoiselle Marchand quand elle a
choisi son voile de mariée, vous seriez bien aimable de me dire à qui je dois
m‘adresser pour le règlement de ce dernier. Je vous présente, Mademoiselle,
etc. Flock me demande ce qu’elle doit faire. Je lui écris donc par le même
courrier qu’elle écrive à madame Domon que la chose sera liquidée par toi,
Mamali, puisque Flock m’a donné l’argent, c’est à moi de payer. Maintenant il
me semble toujours que tu m’as écrit que tu avais envoyé Mina le payer,
toutefois je n’en suis pas sûre. Veux-tu voir dans tes papiers, et mettre la
chose en ordre, stpl. Cela m’embête un peu qu’il y ait cette histoire vu qu’il
s’agit de mon voile, mais que veut-on, j’avais tellement de choses en tête
avant de partir, mais vraiment je n’en peux rien et cette histoire m’embête.
Nous avons
reçu à midi le courrier par avion, merci de vos lettres, ainsi que no 15 du 20 décembre. Merci pour tous
vos bons vœux. Dommage qu’il y ai toujours ce refrain : Max et Tata sont
fâchés parce que tu n’as pas écrit. Combien de fois allez-vous encore me le
chanter ? Un de ces jours je vous enverrai par bateau la copie de ma
lettre du 28 octobre, car tu crois vraiment qu’ils n’ont pas reçu mes
lettres ? Je comptais avoir une réponse, mais enfin, fini avec ce
chapitre.
J’ai aussi
reçu la caisse avec les bärenmutz (pain d'épices), merci mille fois, mes chers, de vos bontés.
J’ai beaucoup de plaisir aux couvercles de St Blaise et aussi au petit cape de
Hedy, il est vraiment joli et me va si bien. Le tulle du cape est exactement le
même que celui de notre klamboe (moustiquaire), j’ai bien ri en remarquant
cela. Je vais lui écrire, mais cette semaine c’est impossible.
Les
sachets de poudre à lever sont aussi bien arrivés, bien que la caisse était
complètement enfoncée, avec un immense trou. Je vais faire des réclamations. Et
cette fois-ci j’ai dû payer Frs.3.10
Et
maintenant mes chers, portez-vous bien.
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