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dimanche 23 juillet 2017




Batavia

1er octobre 1940
219


Je viens de lire dans le journal qu’un avion poste part demain et qu’on peut donner des lettres pour l’Europe, entre autre aussi pour la Suisse, alors je m’empresse de vous taper une lettre. Il y a si longtemps que je n’ai plus écrit de vraie lettre, car de ne pas savoir si elle vous parviendrait vraiment m’ôtait toute envie d’écrire. Pourtant je sais que c’était égoïste de ma part, car Rötteli doit être anxieuse d’avoir de nos nouvelles.
Il y a 3 jours j’ai reçu ta lettre 241. Quelle joie, quel immense plaisir ! J’ai aussi reçu une carte de Charlot il y a quelques semaines, elle était tellement bien venue aussi. Et merci de votre télégramme ainsi conçu : tout va bien, tous bonne santé et chez vous, lettre 245 partie dernière lettre reçue datée 9 juin ; auquel Oscar a répondu : trio santé excellente, vacances montagne avons écrit juillet à tous, bonne fête.
Je regrette qu’il n’ait pas mentionné la 245 que nous n’avons pas encore reçue. Peut être qu’elle viendra encore. Je vous ai donc écrit assez régulièrement, mais seulement des cartes postales, parce que pendant un certain temps on ne semblait plus pouvoir correspondre avec l’Europe. Maintenant il semble qu’un nouvelle route ait été arrangée, mais je ne sais pas combien de temps les lettres vont mettre pour vous arriver, si elles arrivent, car elles doivent passer tant de censure.
Nous avons donc passé deux mois à la montagne, cela nous a fait un bien énorme, surtout à Conrad. Il est bronzé comme un petit nègre et il a fait des progrès fantastiques. Cette madame Hausermann avec qui j’avais loué la maison était toute jalouse de voir Conrad tellement plus vif et plus intéressé dans son entourage que son propre baby qui a déjà 10 mois et qui ne veut pas encore s’asseoir. Conrad essaie de marcher, chaque fois qu’il est sur mes genoux il se hisse sur ses jambes en se cramponnant à mon nez la plupart du temps. C’est fou ce qu’il est gai et vif. Il touche tout, il regarde tout, c’est une surveillance de tous les instants. Il pèse maintenant 7.6 kg. Il a donc amplement doublé son poids à 6 mois. Depuis deux jours quand il pleure il dit toujours mamamamama, et quand il voit quelque chose d’intéressant c’est tatata-tetete-tatata. Oh, c’est fou le bonheur que cela donne un petit enfant ! 
Oscar et son fils

Oscar aussi en est tout fou. Je crois qu’il a eu bien l’ennui pendant ces deux mois que nous étions loin. Il venait toujours pour les week end, mais c’était bien court. Enfin, c’est passé maintenant et je vous dis que j’ai été aussi contente de rentrer que de partir. Oscar nous a souhaité la bienvenue à la maison avec un immense bol de roses merveilleuses, il est si content de nous avoir de nouveau. Si j’avais été seule je ne serais jamais partie aussi longtemps, mais maintenant avec Conrad, je vais aller à la montagne au moins une fois par année et si possible deux mois.
Je vous envoie une série de 26 photos qui vous raconteront mieux notre vie que la plus longue lettre. J’espère que vous les recevrez toutes, car je ne sais pas ce que la censure pourrait retenir.
Il ne faut pas vous faire de souci pour nous ici, la vie est encore tout à fait normale, nous ne manquons de rien. Il y a seulement les impôts qui ont augmenté, mais voilà il ne faut pas se plaindre.
Si c’est possible d’envoyer une ou deux photos en Hollande, tu le feras, n’est-ce pas? Nous aimerions tellement que tu nous transmettes ce que Ans vous a écrit, et aussi la lettre de Kitty. Pendant que nous étions à la montagne Ir et Bernard sont venus un dimanche matin nous rendre visite. Ir a dit qu’elle voulait aussi t’écrire, je crois que ce sera surtout pour te demander une copie de la lettre de Kitty. Sais-tu que Kitty attend son deuxième enfant ? Si c’est possible, tu nous feras parvenir la nouvelle stpl. Ir et Bernard vous sont tellement reconnaissants de tout ce que vous ferez à ce sujet, car vous êtes les seuls intermédiaires entre eux et Kitty. Quand ils sont venus nous rendre visite, Ir a apporté un immense Teddy Bear à Conradli, son premier !
Si j’ai l’air d’une souris mouillée sur toutes ces photos, il ne faut pas t’en faire Mamali, c’est que j’ai perdu presque tous mes cheveux. On m’a dit que cela venait toujours après la naissance d’un garçon. A un certain moment, j’étais absolument chauve aux tempes, mais maintenant c’est plein de jeunes cheveux, comme dans le temps après ma maladie. C’est seulement dommage que les jeunes cheveux qui repoussent soient aussi gris, j’espérais tant qu’ils repoussent dans la couleur originale, mais voilà on devient vieille ! J’ai maintenant tout à fait ma taille d’avant la naissance de Conradli, j’en suis bien contente. Oh, mais cela m’a tellement fait du bien cette vie saine là-haut. Tous les matins j’allais faire ma promenade avec notre chien dans les plantations de thé. Je me levais très tôt et quand Conradli se réveillait, à peu près vers 6 ¼ heures, j’étais prête et n’avais plus qu’à lui donner sa bouteille et le changer. Je le mettais dans son box dans la chambre, car dehors le soleil était encore caché par les montagnes, et je partais dans mes gros souliers, pour une bonne heure de marche. Une fois j’ai rencontré un sanglier, il a passé à environ 6 mètres de moi. J’ai eu une belle frousse. Une autre fois j’ai perdu mon chemin et j’ai dû traverser toute une plantation en friche, alors en rentrant j’ai eu des sangsues aux bras et aux jambes, Brrr ! c’était dégoûtant à enlever, mais à part cela j’ai immensément joui de cette belle nature.
Maintenant que nous sommes de nouveau ensemble à Batavia, Boily et moi allons chercher une autre maison, car celle-ci est vraiment trop petite. Ce n’est pas précisément la maison même qui est trop petite, mais les alentours. Il n’y a pas de jardin et cela me manque beaucoup, aussi pour Conradli. Nous allons donc nous mettre à chercher une maison qui nous convienne et nous chercherons jusqu’à ce que nous aurons trouvé, car nous ne nous attendons pas à pouvoir aller en Europe de sitôt. 

Batavia vie mondaine
Batavia/Jakarta 1940

Du moins je n’ose pas trop y penser l’envie de vous revoir est trop forte en moi. Des fois, j’ai des souvenirs tellement vivants de personnes, de choses ou de places qui me viennent que je n’y tiens presque plus, mais ce sont simplement des moments, et puis cela passe et heureusement que mon Conradli ne me laisse pas beaucoup de temps pour penser. C’est un immense bonheur de l’avoir, notre vie qui était déjà heureuse avant est devenue encore plus riche, plus intense. Vraiment, Conradli est le poids qui nous tient en équilibre ici d’avec nos pensées pour vous tous. J’ai été si contente d’avoir votre télégramme. J’espère que tu as passé une bonne fête, Padreli. Alors tu t’es remis à la jauge ? (terme technique horloger : instrument de mesure pour calibres, mouvements, etc) Tu as bien raison. Je me le suis demandé déjà souvent, mais je ne voulais pas vous le demander.
Ach, mes chers, mes chers, au moins ayez bien soin de vous et toi, ne te fatigue pas et surtout ne te fends pas en quatre avec toute la charité que tu exerces. Je sais bien que quand on voit tant de misère, on ne peut pas faire autrement, surtout toi qui a si bon  cœur, mais pense que tu as encore quelque part, une girlie pour laquelle tu dois te garder en bonne santé ! Je sais bien que la girlie ne comptera pas quand elle reviendra, il n’y aura  de la place dans ton cœur que pour un Conradli !!! J’espère qu’il vous fera bien plaisir, déjà maintenant je fais la prière avec lui tous les soirs, et nous demandons à Dieu de protéger les grands parents afin qu’il puisse faire leur joie une fois.
Si possible vous nous donnerez des nouvelles de Fatherli W et vous lui en donnerez des nôtres. Je ne sais naturellement pas si vous pouvez correspondre et je m’en remets tout à fait à vous, mais vous prie de nous donner autant de nouvelles que possible. Maintenant que nous sommes de nouveau en ville et que je vais reprendre notre vie normale, je vais vous écrire plus souvent de nouveau. Mon minimum c’est une lettre ou carte postale par mois. Sur cela vous pouvez toujours compter, mais à partir de maintenant je vais écrire tous les 15 jours. Seulement il ne faut pas vous faire de souci si les lettres n’arrivent pas régulièrement et peut être pas du tout. Et si jamais il arrivait quelque chose à l’un de nous, vous auriez toujours un télégramme, mais si nous sommes longtemps sans avoir de vos nouvelles, nous allons aussi télégraphier, donc il ne faut pas vous effrayer si vous recevez des télégrammes, hein ?
Je vais vous quitter pour ce soir, il est déjà tard, car entre temps nous avons eu des visites et je n’ai donc pas pu écrire autant que je le voulais.
Toutefois vous savez que vous n’avez pas à vous faire de souci pour nous et les photos parlent pour elles-mêmes des progrès que fait Conradli. Tu n’as pas besoin d’avoir peur, nous ne le forçons pas, en rien. Nous avons beaucoup de très bons livres concernant les enfants et je demande aussi toujours l’avis du docteur pourquoi que ce soit.
Mon affection toute spéciale à mes frères. Donne aussi mon affection à Banely, et pour vous, tout mon cœur mes pensées et mes prières.
Votre Ge…




mardi 14 mars 2017




Kediri

4 avril 1939

Mes bien chers tous
Alors c’est jour de fête ? (anniversaire de ses frères.) Vous voyez que je suis aussi de la partie, même que je n’ai plus écrit depuis un certain temps. J’espère que les garçons ont reçu ma lettre à temps, elle était bien courte, et je vais me rattraper une fois ou l’autre après les jours de fête.
En attendant merci mille et mille fois pour ta lettre 205 contenant celle de Loulou du 1.2.39. Vous en avez mis du temps à me l’envoyer ! Et si c’est la faute à Câclon (Charlot), comme tu le dis, Mamms, je te conseille vivement de profiter de ce jour-ci, mon vieux, pour prendre la bonne résolution de…. etc, et en même temps bien vouloir te rappeler que les bonnes résolutions sont encore destinées à un autre sort que celui de paver le chemin de…. ! Voilà qu’elle se met à bien te chicaner ta sœur, et encore pendant ce jour de fête, pas gentil tout de même, hein ? Mais sachez, espèces de frangins- CharLou-pins (Charlot – Louis), qu’en ce jour, il y a 26 ans, vous l’avez bien chicanée aussi votre sœur, quand, vers la fin de l’après midi elle a dû courir de droite à gauche avec des petits billets, d’abord pour le Padre, ensuite pour la grandmamali, partout suscitant des  énervements et se sentant de trop, jusqu’à ce que la Fanely en eut pitié et lui donna des bouts de tissus pour qu’elle puisse aller tranquillement s’amuser dans un coin. Le soir quand la Tatali est venue m’annoncer que j’avais deux petits frères, comme cela, tout d’un coup, je ne savais pas si je devais pleurer ou en réjouir ! Est-ce que mes sentiments ont changé depuis ? A vous de le deviner, vieux filous !
Et maintenant venons en aux choses sérieuses. Vous vous rendez compte que je ne suis plus malade. Je l’ai en effet été assez sérieusement. Ayant mangé quelque chose qui ne me convenait pas, j’ai eu une diarrhée énorme, monstre, impossible. Pendant plusieurs jours je passais la plupart de mon temps quelque part. Je n’avais pas de fièvre. A la fin nous avons tout de même fait venir le médecin, et après les recherches nécessaires, il a trouvé que j’avais une sorte de kystes pas celles des Amoeben Dysenteris, mais une autre sorte, pas dangereuse. Tout de même il fallait les chasser de l’intestin, et pour cela il m’a donné des remèdes qui m’ont fait aller encore plus. Cela m’a tenu pendant près de deux semaines, mais maintenant mon intestin est de nouveau propre. Il se peut que j’aie eu ces kystes d’avoir mangé une sorte de yoghurt fait avec du lait pas cuit. Il faut faire tellement attention ici, surtout moi je ne peux pas supporter trop de choses. Naturellement mon foie s’est mis à chanter aussi, mais heureusement le médecin ne veut plus me donner de remèdes, il dit que je dois me guérir de moi-même, maintenant que je n’ai plus de microbes dans les intestins. Maintenant j’en suis de nouveau à mon régime, des petites soupes etc et tous les soirs ma cuillerée d’huile d’olive. Je l’ai dit au docteur et il m’a dit de la prendre, si cela ne me fait pas de bien, au moins cela ne fait pas de tort non plus. Je fais encore toujours de la chaise-longue et je me paye vraiment du bon temps, car cela ne sert à rien de forcer, pourtant je n’ai pas maigri. Voilà, donc vous êtes au courant et il n’y a pas lieu de s’en faire. Au mois de mai, ou juin, j’irai faire un séjour à la montagne. Les van Tinteren vont en congé en Europe, mais les beaux-parents restent ici, vu qu’ils sont juifs allemands. Van Tinteren  a hérité de son père il y a une année, alors il a mis cet argent dans une belle maison de campagne haut dans les montagnes, et les beaux parents vont s’installer là pendant les mois de leur absence. C’est donc chez cette maman de Wies van Tinteren que j’irai, elle se réjouit déjà de m’avoir. J’irai comme paying guest pour avoir ma liberté. Comme ce n’est qu’à 2 heures d’auto de Kediri, Oscar pourra y venir pour les weekend.
Il est justement revenu de tournée, le Boili, rompu de fatigue, car il a fait 850 km en deux jours ! Il est allé coucher à Semarang, et pour cela il a dû faire 100 km en plus, mais il préférait cela à être obligé de passer la nuit dans un hôtel chinois et d’attraper une maladie quelconque. Aujourd’hui (5 avril) il a envoyé Mogendorff faire une tournée, demain c’est lui qui repart pour deux jours encore. Il ne reviendra que Vendredi saint. Oui, il travaille bien ici, aussi Elout a été obligé de lui dire au téléphone qu’il était content de Kediri. Cela nous a fait un bien énorme, surtout Oscar travaille avec plus de plaisir. Oh, nous ne sommes pas encore au bout de nos peines avec Elout et Sayers, mais on est en plein dans le système D et j’espère bien que nous en arriverons à bout.
Sayers est maintenant en Europe à faire le beau près de la direction à Amsterdam, mais il ne compte pas avec la Näggeli. Je vais écrire une lettre à Madame Bigot, très amicale, où je lui raconterai sous le sceau de l‘amitié, tous les plaisirs et déboires de notre vie privée, comme je le faisais quad nous étions ensemble à Batavia, et ma foi, lui, Bigot pourra en prendre un nez plein au sujet de Sayers. Peste ! Avec de la diplomatie ! Et ces Sayers, je n’ai aucune raison de les ménager. Je ne leur souhaite pas de mal, mais je tiens aussi à ce qu’on sache la vérité sur la manière avec laquelle ils nous ont traités.
Les Mogendorff sont encore toujours ici, mais je crois qu’ils déménagent demain, en tous cas madame ( !) a donné les ordres pour que les meubles et que la maison soit prête et nettoyée, quant à elle, elle a trouvé nécessaire d’aller pendant ce temps rendre visite à une amie à Solo ! C’est bien moi qui laisserais mon mari se débrouiller avec tout le déménagement ! Il y a des femmes qui n’aiment qu’elles-mêmes et longtemps après seulement leur mari.  Je me suis tenue aussi faible que possible, car elle aurait encore accepté que je lui aide à installer sa maison, aber dort düre isch ds Näggeli einisch nid vo merklige gsi (mais faut pas me prendre pour une idiote). Oh, c’est le grand moment qu’ils s’en aillent, car lui commence à s’apercevoir que sa femme est égoïste, et il le lui dit. Enfin, ce sera bientôt un chapitre terminé, et je n’en pleure pas. Merci pour tous tes bons conseils, oui, tu sais toujours comment il faut prendre ta Möntsch pour la calmer et lui faire entendre raison. En tous cas si ce n’avait pas été pour Oscarli, je n’aurais pas fait le poing dans ma poche ainsi. Espérons que cela servira à quelque chose.
Pour les jours de Pâques, j’aurai probablement la visite de Wim van der Lee, qui est en train de bâtir une nouvelle fabrique à papier, à 200 km d’ici. Ce sera une succursale de celle de Pandalarang, et il en deviendra l’administrateur. Sa femme est encore à Bandoeng avec les enfants. Vous voyez que j’ai aussi un hôtel ici, mais Oscar se réjouit d’avoir Wim ici, alors je ne dis rien, car je lui accorde bien ce plaisir.
Pendant que j’étais malade, il m’a acheté à Soerabaya un auto-bridge. Est-ce que vous les connaissez aussi chez vous ? J’ai donc appris à jouer au bridge toute seule, et je trouve épatant. Buby m’a bien gâtée pendant que j’étais malade, il m’apportait aussi toujours des petits « double crème » et je m’en suis payé une bosse.
La lettre de Loulou nous affait bien plaisir, Oscar l’a lue hier soir au lit et nous avons encore longuement discuté de vous, frangins. J’ai aussi pris mon album de photos pour vous regarder à l’aise, depuis les premières photos jusqu’aux dernières et j’ai ri quelques fois en évoquant de vieux souvenirs.
Mes chers, je vais vous quitter pour aller colorer des œufs de Pâques. Ici rien ne rappelle que ce sont les fêtes de Pâques, mais je tiens tout de même à faire quelques petites choses pour respecter les traditions, ainsi nous aurons des nids faits tant bien que mal avec des œufs de couleurs sur quelques tables. 
Tagètes

J’ai au jardin des Stinkende Hoffahrt (tagète) jaunes qui représenteront les primevères. Dans ma lettre précédente je ne vous ai pas souhaité de bonnes Pâques, mais j’espère qu’il en sera ainsi tout de même.
Je pense que mon Padre est de nouveau Sutz-sturm (impatient d’aller à Sutz pour l’été). Ah, Maca-Macaca-Macaroni, gare quand je pourrai de nouveau te tirer par la moustache ! Et te tirer des carottes ! Je me demande si tu aurais reçu ces chapeaux de coolies, à l’heure qu’il est, et si oui, comment ils te vont ! Il y en a encore de bien plus grands ici, mais je ne peux pas les envoyer par la poste, mais je les apporterai une fois que je viendrai. En attendant tu auras toujours ceux-ci pour cet été. J’aimerais bien voir ta binette là-dessous !!! Ils sont peints ainsi pour protéger contre la pluie aussi.
……votre Ge……